|| || PAUSE

||   ||[/f t]  PAUSE
Les bords de mer me désespèrent sans ta tronche (u)
J'ai le mal du pays. Sortez-moi d'ici vite! :$



PARDONNEZ A VOS ENNEMIES MAIS N'OUBLIEZ JAMAIS LEURS NOMS
[. . .]

Les paroles partent, elles s'envolent les gestes,eux,restent

La confiance est un luxe que je veux partager avec moi-même

Au lieu de tenter de dévaster le Jardin des autres vous feriez mieux de Prendre le temps de Cultiver le vôtre


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Chaque famille a son vilain petit canard a la maison ce rôle me revient de droit. J'y voyais une distinction ! En contre partie de cet avantage je fus expédié loin de toi. Seraing ville où on est sur de n'avoir aucun destin véritable banlieue de l'Histoire. Les réussites y sont lentes. La province à toujours fait de l'ombre aux ambitieux. En m'exilant tu me privais d'oxygène. Tu confisquais mes rêves de grandeur. Tout ce qu'il faut pour rendre la vie infernale. Et toi ton corps s'en était allé où tout se désassemble me laissant seul comme un domino qui cherche son double.

Les véritables aventures se vivent toujours à deux pour rire il faut au moins être deux. Pour aimer et se trahir il faut au moins être deux. L'adolescence ça se rajoute après la puberté et ça permet aux vieilles personnes de nous empêcher de parler plus haut qu'elles. Et moi qui ne rêvais que de pousser comme une plante pour me rapprocher du soleil. Pour moi qui croyait en Dieu tu étais une sorte de saint, un être touché par la grâce. Tu ne m'as jamais détrompé par peur de me décevoir. Je raffole de toi comme d'autres ont une passion pour le chocolat. Tu étais aimé à priori sans avoir besoin de gagner cette amour. Tu étais le seul être à qui je pouvais confier mes rêves, même et surtout lorsqu'ils étaient délirants. Je n'ai rencontré que rarement cette qualité de jugement. Toi dans ma petite vie tu étais mon copain qui me défendait quand les adultes s'en prenaient à moi. Une assurance tout risque avec en prime des bisous. Tu étais mon seul ami le seul être suffisamment intelligent pour renoncer à me comprendre. Tu avais su m'inculquer une haine franche, cordial et joyeuse à tout ceux qui gâchent leur existence en soupirant sur le temps passé. La mélancolie n'était pas ton langage. Tu parlais au présent Le regard fixé sur les étoiles tu avais toujours contemplé l'espace. Là-haut, il y avait plus de place pour tes rêves. Je ressemble si peu à tes espérances. C'est embêtant quand les cons pensent comme vous. En tout cas si je n'étais pas amoureuse tu me donnais envie de l'être. Il y a des instants magiques qui semblent avoir été faits pour être vécus. On est si mal élevé pour le bonheur que quand que quand il vient on est maladroit avec des gestes de novice. Tout était pour le mieux dans les meilleurs des mondes. J'avais dit ces mots avec la légèreté qu'on donne parfois aux choses graves pour mieux les faire passer. J'espérais que cette apparence désinvolte rendrait la question anodine au cas où tu l'aurais mal pris. Sans que jamais ton souffle ne s'écarte trop du creux de mon oreille. Tu avais dit ces mots sur un ton mystérieux et envoûtant comme on prononce des incantations magiques. Merci pour cette main tendue que je pris pour traverser le pont qui mène au pays fantastique. Il n'y a que mon écriture qui monte, sans toi je sombre, tu savais me faire rêver. Il me semblait t'avoir toujours attendu sans te connaitre. Maintenait que je t'ai rencontré, je t'attends encore plus. Mariam ne vit pas trop vite, mais c'est le temps qui passe trop vite. Je passais pour plus menteuse que je suis avec la honte qui s'ensuit. Tu n'avais jamais eu honte de ton bonheur. Je voulais te connaitre pour mieux me reconnaitre. Ce jour là j'avais l'éternité devant moi. Tu ne cherchais qu'à me montrer combien il est pernicieux voire toxique pour l'âme de fixer des bornes à ses désirs. Quand le corps court en avant et que l'esprit reste en arrière quelle disgrâce mais quand l'esprit mûrit avant le corps quelle souffrance. Le temps paraissait s'étirer exprès pour m'empêcher de te revoir. Ma compassion avait des odeurs de mépris. Le noir est si proche du blanc. J'avais été capable de me remettre en cause sans craindre de perdre face. J'étais soudain fier d'être ton amie. La vérité est douloureuse mais le sait-on à quatorze ans. J'avais la faiblesse de croire que rien était grave pourvu qu'on sache toujours relancer les dès; en trichant bien entendu. Je restais caché derrière mon silence.Tu sais même si les gens passent beaucoup de temps à se faire du mal donner de l'amour n'est jamais a pur perte. Et la lettre d'amour que tu m'as laissé je la conserve précieusement. Mieux vaut bien s'entendre que se disputer les disputes se ne sont que deux personnalités qui s'opposent et la confrontation ne permet pas toujours la compréhension il est sans doute impossible de vivre sans jamais être blessé mais on doit s'efforcer de ne pas heurter ce qui nous entour c'était en tout cas cette conviction que j'avais chevillé au corps.

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 07:09

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 09:16